Le Traminer :
Le Traminer correspond au Gentil-duret, un cépage qui tire son nom de la petite commune du Tyrol italien "Tramin" et qui est planté au moins depuis 1500 dans le Palatinat, sur la barrière rhénane. A noter au passage que le gewurztraminer (littéralement "Traminer épicé") est l’aboutissement d’une sélection de plans de Traminer donnant
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les raisins les plus épicés de ce cépage.
Au XIXe siècle, le Gentil-duret se trouve presque toujours en réunion avec d’autres cépages, et en particulier avec le Gentil aromatique, mais aussi avec le "tokai gris", le pinot blanc et le chasselas. L’assemblage du Gentil-duret et du Gentil aromatique a ainsi naturellement donné naissance aux vins "Gentils". A Guebwiller, où le vin Gentil était appelé "Kütterlé", on associait la variété rouge et blanche du Gentil-duret avec du chasselas. Ce dernier cépage permettait d’affaiblir la force des arômes du Gentil, jugé trop exubérante, et de diminuer le prix de vente de cet assemblage.

Le Klevener :
Cépage plus rare, corsé et bien équilibré, au caractère discrètement aromatique, connu sous le nom de Klevener de Heiligenstein : vin blanc à la robe dorée, à l’arôme velouté et discret, au caractère particulier, qui lui donnent un fruité spécial, et en font un vin rare, issu d’une variété de l’ancien Traminer d’Alsace, non aromatique, dénommé Rotedel.
Déjà mentionné en 1551 sous le nom de Savagnin Rose, son ancêtre, le Klevener a été introduit à Heiligenstein en 1742 lorsque le Conseil des Echevins de Strasbourg autorisa Heiligenstein à planter le Klevener sur les terres de son ban. Le bourgmestre de l’époque, Erhard Wantz, réussit par son obstination à convaincre le Conseil d’agréer à sa requête, par ailleurs contestée par les villages voisins.

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Ce vin est recherché par les amateurs. S’il n’a pas l’exubérance aromatique du gewurztraminer, il n’en possède pas moins une constitution qui le rend très intéressant et attachant. Il est plus ferme et corsé que la plupart des pinots blancs et son caractère, souvent équilibré, en |
fait un compagnon apprécié pour la gastronomie.
Nous pensons que les saveurs un peu aigres (et volatiles) de fleurs séchées souscrites sous l’hospice d’une rondeur d’avantage axée sur la glycérine (et non le sucre résiduel), les prédestinent mieux que quiconque aux plats froids vinaigrés des préparations de charcuterie : tentez l’expérience sur un beau presskopf ou une salade de museau de porc.
Par décret du 4 février 1997, la dénomination Klevener de Heiligenstein est désormais attribuée dans l’A.O.C. Alsace aux vins produits dans un périmètre strictement délimité.
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